Ensemble, on va plus loin !

Lors du collège décentralisé de fin 2018, les équipes pilotes du centre de ressources Sud Ouest se sont lancé un défi : faire découvrir le scoutisme à 400 nouveaux lors des camps d’été 2019. Mais pourquoi ?


PARCE QU’UN DÉFI COLLECTIF ÇA BOOSTE

AG 2017, vote de la résolution Semeurs de Scoutisme. Chacun repart chez soi plein d’entrain et convaincu qu’il a sa part à faire pour permettre à plus de jeunes de partager nos activités. Nous en avons échangé ensemble, avons partagé nos pratiques, et souhaitons passer à l’action.

Mais en reprenant nos missions respectives, en regardant toutes les choses à faire, tous les rêves de nos équipes, faire de la place dans les unités et en ouvrir de nouvelles ne semblent pas si facile. Et les promesses faites à soi-même ne trouvent pas l’espace pour se concrétiser.

Lorsque les équipes pilotes du Sud Ouest se réunissent à l’hiver suivant, elles déplorent le manque de projets lancés. Et après avoir évalué les difficultés, mais aussi les opportunités, elles se lancent un défi commun : ouvrir 12 groupes sur l’ensemble du périmètre.

Au collège décentralisé 2018, le bilan se fait autour d’un apéritif de fête : elles ont réussi ! Chaque territoire a porté des projets, en son sein ou en soutenant les autres. Car suivant les lieux il n’a pas été possible d’ouvrir un groupe cette année-là. Mais le collectif a porté ceux qui agissaient. Savoir que la problématique est affaire de tous et que chacun agit du mieux possible de son côté est une source importante de motivation.

PARCE QUE PASSER DU RÊVE À SA RÉALISATION, ÇA REND HEUREUX

Fort de cette expérience, les équipes pilotes décident alors de remettre ça. Et dans la lignée des défis proposés par les branches, c’est cette fois un objectif d’individus qu’elles se fixent. Chaque territoire œuvrera pour que dans le Sud Ouest, à l’été 2019, 400 jeunes vivent leur premier camp.
Le choix du nombre ne vient pas de grands calculs ni de statistiques. Avec 10 territoires il parait atteignable tout en permettant d’aller un cran au-dessus du développement naturel de l’association. Mais il a surtout plu à tout le monde, et a joué son rôle : se donner un défi commun.

Ceux qui avaient ouvert un des 12 groupes de l’année précédente surfent sur leur réussite pour motiver leurs équipes et profiter d’un dynamisme déjà présent. Ceux qui n’avaient pas transformé l’essai se sentent prêts à retenter le coup. Il n’y a pas d’échec, seulement des tentatives, et de bonnes vagues à saisir quand elles se présentent.

Les territoires ne se sont pas réparti le défi. Ils feront de leur mieux pour ensemble atteindre les 400. Chacun est invité à porter sa pierre à l’édifice.
Durant les mois qui viennent les équipes pilotes se croiseront, peut-être se tiendront-elles au courant de leurs avancées. Ou pas. Mais elles sauront que les « collègues » des autres territoires sont aussi les mains dans le cambouis à tenter des choses, à être leader, à se réjouir des petits pas. Cette communauté de projet participe à soutenir les actions car elle réduit le sentiment de solitude et assure un espace où échanger en cas de besoin.
Et le plaisir sera grand, en décembre 2019, de fêter ensemble une réussite dépassant les frontières de son territoire. Car cet été, 400 jeunes camperont pour la première fois dans un camp du Sud Ouest.